Comment réussir son souper de Saint-Valentin

C’est ce temps de l’année, encore une fois, où tout le monde a une haleine de p’tits cœurs à la cannelle et où le club social du bureau t’oblige à porter un vêtement de couleur rouge en ce saint 14 février. Depuis des semaines, Facebook, les magazines, les blogues et l’univers entier nous proposent mille et une suggestions romantico-farfelues-originales-traditionnelles-inusitées-wild-coquines-rouges-fleuries-chocolatées avec week-end-au-chalet-et-boite-de-sushis-en-forme-de-cœur pour célébrer le love.

L’an dernier, je te donnais quelques trucs afin d’éviter de scraper votre Saint-Valentin (selon mes connaissances de Jeune adulte responsable célibataire de 28 ans). Cette année, j’ai décidé de te présenter LE plan de match idéal pour une Saint-Valentin de champion. (Toujours selon mes connaissances de Jeune adulte responsable bientôt trentenaire et célibataire.)Lire la suite »

Embarque dans ma chaloupe

Le mois dernier, c’était mon anniversaire. Pour moi, anniversaire rime avec 3 semaines de célébrations, parce que : 1) j’ai mille soupers avec mes mille amis chéris; 2) ça tombe toujours près de la Fête des mères; 3) c’est aussi collé aux anniversaires de ma grand-mère, de mon père et de mon oncle. En quelques semaines, c’est donc un marathon de visite, de catching up et de plaisir fou.

En quelques semaines, c’est donc aussi les sempiternels questions sur ta love life. Parce que la job va bien, les amis vont bien, la famille va bien, les projets vont bien. Prochains sur la liste, les «Faque là, t’as tu un p’tit chum?» et les «Y’a-tu un beau mâle qui te tourne autour?» s’empilent et font place aux exclamations sous un même thème : «Comment ça t’as pas de chum, toi? Non, mais sérieusement! Explique-moi comment ça se fait qu’une fille aussi fantastique que toi soit encore célibataire!»

On va se le dire (et je me dois d’ôter mes gants blancs et mes pincettes) : quelle question de marde! Sérieusement. Pensez-vous que je le sais? Lire la suite »

Être une femme, en 2016, ça veut dire quoi?

Il y a quelques jours, on célébrait la journée internationale des femmes. Pendant une journée, on souligne le travail de toutes les femmes. Celui qui a été fait avec acharnement hier, mais aussi celui qui persiste aujourd’hui. Et celui qui se fera demain. Parce que ce travail, il est sans fin.

Après avoir écrit un billet chez Les inspirés, et un petit mot partagé pour le projet Nous sommes féministes, je me suis dit qu’il fallait bien entendu souligner le travail des Jeunes adultes responsables! Je me suis questionnée beaucoup. J’ai parlé, discuté et échangé avec beaucoup de gens… vraiment toutes sortes de gens. J’avais besoin de comprendre ce que signifie être femme, en 2016. Pour cela, faut comparer avec hier. Et se fixer des objectifs pour demain.

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Comment t’assurer de pas (trop) scrapper ta St-Valentin

Alors voilà, février est arrivé! Depuis le 2 janvier, les cœurs en cartons pis les petits anges ont pris possession de toutes les vitrines de commerces du monde entier de l’univers. Ça sent les bonbons à la cannelle pis le chocolat jusque dans le fond des tiroirs pis ça fait 3 semaines que le monde économise pour acheter un bouquet de roses rouges à douce moitié. La table pour deux est réservée au resto, la gardienne aussi, et on parle même pas du rendez-vous chez l’esthéticienne pour l’épilation bikini en forme de cœur (le spécial de février).

Depuis lundi, les commentaires envahissent ton fil d’actualité Facebook : « La St-Valentin c’est pour les caaaaaves. Vive le célibat! Phoque toute! », « Sortie d’amoureux avec mon amoureux ce soir : sushis et ciné! Je suis la fille la plus choyée au monde! Merci mon amour d’être tout ce que tu es! », « St-Valentin en famille… pop corn, divan et les enfants ont le droit de se coucher tard! », « St-Valentin d’amoureux à l’eau, Lili a attrapé des poux à la garderie. », « Bonjour à tous, je vous souhaite une magnifique St-Valentin, je vous aime, passez une belle journée. Bisous, Maman Denise! »Lire la suite »

Viens-t’en qu’on cause…

Novembre 2010

J’ai 23 ans, j’en suis à quelques semaines de terminer mon baccalauréat à l’Université de Sherbrooke. J’habite dans un semblant d’auberge espagnole avec 6 amies fantastiques et quelques autres étudiants. Un genre de bloc appartement reconverti en chambres avec salon, cuisine et salle à manger au sous-sol.

Quatre cours à l’horaire, dont un à la maitrise. J’ai comme projet de continuer aux études supérieures l’année suivante, pour travailler sur l’application des nouvelles technologies au théâtre. Je voulais comprendre comment la vidéo et les espaces interactifs peuvent changer la perception du public, mais aussi comment ils influencent le processus créatif du côté de la mise en scène et du jeu. Un de mes professeur m’avait proposé de suivre son séminaire dont le sujet était prémisse à mon projet. Il ne se donnerait pas l’année suivante alors il fallait absolument que ça se fasse maintenant. Faut comprendre : ce prof, c’est LE prof. Dieu le Père en personne. Il incarne droiture, rigueur intellectuelle, connaissances, culture et respect. Il expliquait les choses avec une telle éloquence, qu’on buvait ses paroles. Je me considérais privilégiée d’avoir cette chance. Mais les notes devaient suivre, je ne voulais pas le décevoir, ou encore manquer le train.Lire la suite »

Survivre à janvier : le syndrome des résolutions qui tiennent pas debout

Bonne Année!

Ça y est, voilà, c’est fait : on est en 2016! Hiiiiiii! (Cri de petite fille de 8 ans qui vient de recevoir un poney pour sa fête.)

Cette année, 2015 aura été pour moi une année de grand vent. De hasard prédestiné, de rencontres significatives. Les 12 derniers mois ont été une succession de beau, de grand, de laid, de triste, d’amer, de doux, de sucré, de festif. D’humain. Bref, de tout! Et en décembre dernier, j’ai décidé de vivre 2015 jusqu’à la dernière goutte, histoire de commencer 2016 en force et en plein cœur de l’action.

J’ai poppé des bulles avec des amis sur un décompte au dixième de seconde près, je me suis couchée à 5 h du matin. Sérieux, je ownais 2016 par la cravate tellement c’est beau la vie! Et c’est un doux rappel de Mère Nature qui se la joue en mode grosse conne et d’un revival de rhume qui m’a réveillé à 13 h, le 1er janvier. Des douleurs de madame pis de la morve pour mon premier jour de l’année… Débuter ses règles un 1er janvier, on gagne-tu un prix, pour ça? C’est un signe quelconque de chance? Je vais faire semblant que oui, parce que mon biscuit chinois de chance de Jour de l’An me disait que j’allais être inondée de chance.

Maintenant, c’est le retour à la normale. On s’entend, rendu au 6 janvier, ça fait une semaine que 2016 est arrivée, on en est bien revenu, on l’a vécu. C’est le temps des choses sérieuses.

Avec une nouvelle année viennent inévitablement les résolutions… qu’on ne tiendra pas.

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Survivre au dernier jour de décembre : le sprint final de l’année

Décembre est arrivé un peu trop vite! Je sais pas pour vous, mais il me semble qu’octobre, c’était hier (on s’épargne les jokes plates de température de la semaine dernière, ok?). L’automne a fly-binné (oui, j’ose) comme ça se peut pas. Mon horloge personnelle est en novembre, mon calendrier m’indique qu’on est en fait à la fin décembre pis j’ai pas encore acheté celui pour 2016. Pas de panique, y’a pire dans la vie!

Le 31 arrive plus vite que son ombre et le 1er va tirer le premier! Le 30. On est le 30, pis on est mercredi. Pis demain, on fête. Demain, on se met beau, on se rassemble avec ceux qu’on aime pour dire beu-bye à l’année qui vient de s’écouler et accueillir la nouvelle en remettant les pendules à l’heure et les décomptes à zéro. On recommence à neuf! On laisse de côté ce que l’on n’a pas aimé et on garde juste le bon.

Au delà des bottes dans le bain, de l’overdose de sandwichs pas de croûtes, des odeurs mélangées des parfums de matantes, et des becs mouillés un peu trop proches de la bouche, je trouve qu’il y a quelque chose de magique à la fête du Jour de l’An. Que vous la passiez en famille ou entre amis, voici quelques règles à suivre.Lire la suite »

Lettre à l’homme de ma vie (qui se cache je sais pas où)

Depuis un peu plus d’un mois, je me pose beaucoup de questions sur l’amour et le couple. (Depuis que j’ai appris qu’une amie s’est enlevé la vie parce qu’elle se sentait seule. Et depuis la fin de ma dernière relation.) Je réfléchis et j’ai, étonnamment, de la difficulté à trouver les bons mots. Même Antidote n’arrive plus à me feeder. C’est pour dire! Je pense à l’amour. À sa définition, aux formes qu’il peut prendre et aux gens à qui on peut le donner (et à qui ça vaut la peine de le donner). Les derniers moments m’ont fait réaliser à quel point c’est vaste, le concept d’amour. Et je ressors des idées.

L’homme de ma vie, il sera beau et grand et fort. Il jouera de la guitare, fera au moins 6 pieds, aura de longs cheveux brun foncé chocolat un peu frisés, les yeux verts perçants qui voient au fond de ton âme et un sourire qui te ramollit les genoux. Il sera manuel, pourra construire notre maison, et me porter à bout de bras. Il sera British ou Australien; pas du pays, pas Québécois. Il parlera 4 langues, comme ça, on pourra voyager partout. On sera nomade, on se fera une vie à deux. Et quand on sera tanné, on s’installera dans un pays qu’on aura choisi. On érigera notre maison, on bâtira notre famille. On sera heureux, on rira, on s’aimera, on fera des soupers avec la famille et les amis. On fera encore l’amour à 54 ans. On aura une vie remplie. De bonheur, d’amour, d’amis, d’enfants. De ce qui fait en sorte que la vie est belle à vivre.

Ça, c’est ce que j’imaginais de ma vie quand j’étais ado. Ça, c’est l’idée que je me faisais de l’amour, de la vie d’adulte que j’aurais.Lire la suite »

Règle numéro 5 : Ne pas avoir peur de communiquer, tu dois

J’avais envie d’une nouvelle règle! J’ai l’air ben smatt, comme ça, mais voyez-vous, en fait, j’invente tout au fur et à mesure. Le temps avance, je vis des choses et j’en apprends plus sur les gens autour de moi (et sur moi-même, par le fait même). Ça change mes plans. Parce que, c’est un peu ça, la vie, en fait : savoir s’adapter et improviser.

Les derniers jours ont été particulièrement intenses. Quand quelque chose de gros arrive dans notre vie, on dirait ça vient toujours en lot. C’est peut-être relié à la pleine lune ou mon cycle menstruel ou bien juste le hasard ou encore le timing. Je sais pas! Reste que les remises en question se font un méchant open house dans ma tête depuis trois semaines. Des amis plus vieux me disent sage de me poser autant de questions à mon âge. Moi, je leur réponds que j’ai hâte de ne plus m’en poser. Mais bon. Faut savoir assumer ce qu’on est, qui disent! Parce que, ouais, en fait, y’a beaucoup de ça.

Être une Jeune adulte responsable, ça veut surtout dire s’assumer. Être confiant de ce que l’on est, de ce que l’on pense et de ce que l’on veut, même si ça fait en sorte qu’on jure dans le décor. Même si on a peur de blesser, d’être incompris ou encore rejeté, en disant vraiment ce que l’on pense. Oser sortir ce que l’on a sur le cœur ou dans la tête, c’est pas toujours facile. Mais c’est important. Pour se respecter.

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Ma belle amie;

J’aurais aimé trouver un autre titre à ce texte. J’aurais aimé trouver mille et un autres sujets avant celui-ci. J’aurais aimé qu’il soit rattaché à un autre prénom. En fait, non. J’aurais préféré qu’il n’y ait jamais de nom ni de raison pour écrire tout ça. J’aurais aimé parler de toi autrement que dans ce contexte. Mais, par-dessus tout, j’aimerais que le témoignage que je suis en train de taper ici ne serve pas en vain. J’aimerais qu’on en parle plus. J’aimerais que ça ne soit plus tabou.

J’ai hésité longtemps avant de publier ce billet. Mais je crois que les mots soulagent les maux et qu’il ne faut pas avoir peur d’en parler. Même si c’est tough.

Être une Jeune adulte responsable, c’est savoir faire face à la vie au quotidien. Faire face à la vie, c’est aussi savoir faire face à la mort. Dernièrement, ma meilleure amie a perdu ses deux grands-pères, en l’espace d’un mois. Puis ça m’a fait réaliser qu’il y a un peu plus d’un an, on enterrait le mien. Perdre un être cher, il n’y a pas plus triste. J’allais écrire sur le sujet, lorsque, samedi, j’ai appris une tragique nouvelle. La semaine dernière, une amie dragonne nous a quittés. Celle qui pagayait à ma gauche tous les jeudis a décidé qu’elle en avait assez de souffrir. Elle s’est libérée d’un poids. Un poids dont on ignorait totalement l’existence.Lire la suite »