Comment réussir son souper de Saint-Valentin

C’est ce temps de l’année, encore une fois, où tout le monde a une haleine de p’tits cœurs à la cannelle et où le club social du bureau t’oblige à porter un vêtement de couleur rouge en ce saint 14 février. Depuis des semaines, Facebook, les magazines, les blogues et l’univers entier nous proposent mille et une suggestions romantico-farfelues-originales-traditionnelles-inusitées-wild-coquines-rouges-fleuries-chocolatées avec week-end-au-chalet-et-boite-de-sushis-en-forme-de-cœur pour célébrer le love.

L’an dernier, je te donnais quelques trucs afin d’éviter de scraper votre Saint-Valentin (selon mes connaissances de Jeune adulte responsable célibataire de 28 ans). Cette année, j’ai décidé de te présenter LE plan de match idéal pour une Saint-Valentin de champion. (Toujours selon mes connaissances de Jeune adulte responsable bientôt trentenaire et célibataire.)Lire la suite »

Parce que dans le fond, je suis juste une fille, pis je l’ai probablement cherché

Il ne m’est jamais arrivé de me faire plaquer dans un coin contre mon gré. De recevoir la visite d’une main dans mon pantalon sans qu’elle y soit invitée. De me faire enfoncer une langue que je ne connais pas dans la bouche. De dire non sans qu’on m’écoute. De me faire lancer des propos qui me diminuent. De me sentir coincée sous l’étreinte d’un homme, sans savoir comment me sortir de là. De tenter de repousser une masse trop lourde pour mon corps.

Mais…Lire la suite »

Ce que j’aurai appris en une année, ou pourquoi je dois te dire merci, ma belle amie ;

Le 10 septembre, c’était la Journée mondiale de la prévention du suicide. Bien entendu, j’ai eu une pensée pour toi, ma belle amie. Depuis un mois, je réfléchis à la vie. À la tienne, à la mienne, à celle de chacune des personnes qui me sont chères. Depuis quelques jours, j’y pense encore plus. Voilà maintenant un an que tu nous as quittés. Une année. Déjà. Une année atroce. Une année salvatrice. Une année importante que j’ai eu besoin de boucler ici.Lire la suite »

Vivre avec un trouble dysphorique prémenstruel ou la fois que j’ai appris que j’étais pas une criss de folle

Mardi 28 juin

Je me lève avec le pire feeling au monde dans le corps et dans la tête. Surtout dans la tête. Je suis fatiguée (encore une nuit d’insomnie), je suis écoeurée (de toute), j’ai envie d’un break (de l’univers). Premier réflexe : j’ai besoin de vacances MAINTENANT. Et avant même de le réaliser, je magasine les billets d’avions pour la Suisse. Loin d’ici, dans les montagnes, chez des amis. Je serai bien. Je serai loin de ce qui m’énerve (même si je ne sais pas ce qui m’énerve). La journée passe. La soirée s’envenime. Je fais une connerie. Je braille ma vie comme jamais. J’ai l’impression d’avoir tout perdu. Je pleure, je pleure, je parle. Mon amie m’écoute, m’appuie. Mais je pleure encore. Je veux que ça s’arrête. Je ne sais même plus où j’ai mal, tellement j’ai mal.Lire la suite »

Embarque dans ma chaloupe

Le mois dernier, c’était mon anniversaire. Pour moi, anniversaire rime avec 3 semaines de célébrations, parce que : 1) j’ai mille soupers avec mes mille amis chéris; 2) ça tombe toujours près de la Fête des mères; 3) c’est aussi collé aux anniversaires de ma grand-mère, de mon père et de mon oncle. En quelques semaines, c’est donc un marathon de visite, de catching up et de plaisir fou.

En quelques semaines, c’est donc aussi les sempiternels questions sur ta love life. Parce que la job va bien, les amis vont bien, la famille va bien, les projets vont bien. Prochains sur la liste, les «Faque là, t’as tu un p’tit chum?» et les «Y’a-tu un beau mâle qui te tourne autour?» s’empilent et font place aux exclamations sous un même thème : «Comment ça t’as pas de chum, toi? Non, mais sérieusement! Explique-moi comment ça se fait qu’une fille aussi fantastique que toi soit encore célibataire!»

On va se le dire (et je me dois d’ôter mes gants blancs et mes pincettes) : quelle question de marde! Sérieusement. Pensez-vous que je le sais? Lire la suite »

Apprivoiser son SPM et se lier d’amitié avec ses hormones

Y’a rien de nouveau. Hier, d’atroces boutons ont poussé en plein milieu du front et sous le nez. L’insomnie est revenue, le mal de dos aussi. Aujourd’hui la concentration n’était pas au rendez-vous, et l’irritation l’était un peu trop. T’avais l’impression de ne rien comprendre et que PERSONNE ne te comprenait. Ton repas santé équilibré, tu l’as mangé, mais tu as encore faim pour une poutine format familial, extra soucisses. T’as mal au corps, t’es balounée, ankylosée et fatiguée, mais en même temps t’irais courir 10 km et varger à grands coups de genoux dans un punching bag. T’es incapable de prendre une décision pour quoi que ce soit, pis tu cherches tes mots parce que le cerveau spinne plus vite que son ombre. T’es pas toute là. Et t’es surtout pas toi-même. Quand quatre petits carrés de chocolats réussissent à solver tous les problèmes de l’humanité qui survenaient 15 minutes plus tôt, ne cherche pas. C’est encore cette période du mois. #alloSPM‬ ‪#‎fuckToute‬Lire la suite »

Survivre aux premiers emplois de Jeune adule responsable

En février dernier, j’ai lancé un petit concours, pour le plaisir, sur la page Facebook. En gros, dès qu’on atteignait le 1000 fans, je pigeais au hasard la thématique proposée par quelqu’un. C’est la thématique de Ju Lee qui a été choisie au hasard : le travail d’adulte. J’étais bien heureuse, car j’avais en tête de préparer une série de texte sur la vie au bureau, pour la Jeune adulte responsable. Voici donc le premier! Yay! Confettis! Ballounes! Shakage d’épaules!

Ce qui est important de savoir, dans la job d’adulte, c’est que la grande majorité de ce que tu as appris à l’école ne te servira pas dans la vraie vie. La job d’adulte, elle s’apprend sur le tas. Les cours sont là pour te donner une base, pour te permettre de comprendre des concepts, des techniques, pour te faire réfléchir et pour développer ton sens critique. Tu apprends, c’est bien sûr! Mais la réalité du marché, elle s’acquiert sur le terrain. Lire la suite »

Être une femme, en 2016, ça veut dire quoi?

Il y a quelques jours, on célébrait la journée internationale des femmes. Pendant une journée, on souligne le travail de toutes les femmes. Celui qui a été fait avec acharnement hier, mais aussi celui qui persiste aujourd’hui. Et celui qui se fera demain. Parce que ce travail, il est sans fin.

Après avoir écrit un billet chez Les inspirés, et un petit mot partagé pour le projet Nous sommes féministes, je me suis dit qu’il fallait bien entendu souligner le travail des Jeunes adultes responsables! Je me suis questionnée beaucoup. J’ai parlé, discuté et échangé avec beaucoup de gens… vraiment toutes sortes de gens. J’avais besoin de comprendre ce que signifie être femme, en 2016. Pour cela, faut comparer avec hier. Et se fixer des objectifs pour demain.

Lire la suite »

Comment t’assurer de pas (trop) scrapper ta St-Valentin

Alors voilà, février est arrivé! Depuis le 2 janvier, les cœurs en cartons pis les petits anges ont pris possession de toutes les vitrines de commerces du monde entier de l’univers. Ça sent les bonbons à la cannelle pis le chocolat jusque dans le fond des tiroirs pis ça fait 3 semaines que le monde économise pour acheter un bouquet de roses rouges à douce moitié. La table pour deux est réservée au resto, la gardienne aussi, et on parle même pas du rendez-vous chez l’esthéticienne pour l’épilation bikini en forme de cœur (le spécial de février).

Depuis lundi, les commentaires envahissent ton fil d’actualité Facebook : « La St-Valentin c’est pour les caaaaaves. Vive le célibat! Phoque toute! », « Sortie d’amoureux avec mon amoureux ce soir : sushis et ciné! Je suis la fille la plus choyée au monde! Merci mon amour d’être tout ce que tu es! », « St-Valentin en famille… pop corn, divan et les enfants ont le droit de se coucher tard! », « St-Valentin d’amoureux à l’eau, Lili a attrapé des poux à la garderie. », « Bonjour à tous, je vous souhaite une magnifique St-Valentin, je vous aime, passez une belle journée. Bisous, Maman Denise! »Lire la suite »

Viens-t’en qu’on cause…

Novembre 2010

J’ai 23 ans, j’en suis à quelques semaines de terminer mon baccalauréat à l’Université de Sherbrooke. J’habite dans un semblant d’auberge espagnole avec 6 amies fantastiques et quelques autres étudiants. Un genre de bloc appartement reconverti en chambres avec salon, cuisine et salle à manger au sous-sol.

Quatre cours à l’horaire, dont un à la maitrise. J’ai comme projet de continuer aux études supérieures l’année suivante, pour travailler sur l’application des nouvelles technologies au théâtre. Je voulais comprendre comment la vidéo et les espaces interactifs peuvent changer la perception du public, mais aussi comment ils influencent le processus créatif du côté de la mise en scène et du jeu. Un de mes professeur m’avait proposé de suivre son séminaire dont le sujet était prémisse à mon projet. Il ne se donnerait pas l’année suivante alors il fallait absolument que ça se fasse maintenant. Faut comprendre : ce prof, c’est LE prof. Dieu le Père en personne. Il incarne droiture, rigueur intellectuelle, connaissances, culture et respect. Il expliquait les choses avec une telle éloquence, qu’on buvait ses paroles. Je me considérais privilégiée d’avoir cette chance. Mais les notes devaient suivre, je ne voulais pas le décevoir, ou encore manquer le train.Lire la suite »