Vivre avec un trouble dysphorique prémenstruel ou la fois que j’ai appris que j’étais pas une criss de folle

Mardi 28 juin

Je me lève avec le pire feeling au monde dans le corps et dans la tête. Surtout dans la tête. Je suis fatiguée (encore une nuit d’insomnie), je suis écoeurée (de toute), j’ai envie d’un break (de l’univers). Premier réflexe : j’ai besoin de vacances MAINTENANT. Et avant même de le réaliser, je magasine les billets d’avions pour la Suisse. Loin d’ici, dans les montagnes, chez des amis. Je serai bien. Je serai loin de ce qui m’énerve (même si je ne sais pas ce qui m’énerve). La journée passe. La soirée s’envenime. Je fais une connerie. Je braille ma vie comme jamais. J’ai l’impression d’avoir tout perdu. Je pleure, je pleure, je parle. Mon amie m’écoute, m’appuie. Mais je pleure encore. Je veux que ça s’arrête. Je ne sais même plus où j’ai mal, tellement j’ai mal.

«Ok, je pense que j’ai besoin d’une pause pour vrai. Je veux aller à l’hôpital demander un arrêt de travail.» J’entends les mots sortir de ma bouche, un peu décontenancée. Là, j’essaie de trouver un ami qui pourra m’y emmener. Rapidement. Je texte. J’attends. Pas de réponse. Les larmes reprennent leur quart de travail. «Je vais les déranger… je sais même pas qui appeler…  je suis une grosse marde.» (Je dis des choses tout à fait fausses, illogiques, je le sais, mais c’est tout ce qui sort de ma bouche et de ma tête quand même.) On finit par appeler un taxi pour se rendre à l’urgence, où une autre amie me retrouvera.

La gentille infirmière m’écoute avec attention. Avec compassion. Elle me pose des questions. Je réponds du mieux que je peux.

J’me sens petite dans mes shorts. J’me sens faible. J’me dis que je dois salement pas avoir l’air d’une adulte responsable warrior en ce moment. J’ai envie d’avoir 6 ans pis qu’on me prenne dans ses bras.

Le médecin m’écoute, me dit que j’ai tous les symptômes d’une dépression, me tend un papier sur lequel il est écrit que je suis en arrêt de travail pour une semaine. Me serre la main. Me souhaite bonne chance. Me dit de revenir la semaine suivante si je feel pas.

Pogner le bout du rouleau du fond du baril

Depuis quelques mois, je me sens on and off. Depuis ma crise d’anxiété en janvier certainement… non, depuis que mon amie est partie, en octobre. Peut-être même bien avant tout ça. J’arrive même pas à me rappeler quand est-ce que ça a commencé; les 6 dernières années ont été dures. «Je suis pas psy, mais je pense que t’es en dépression», me disent des amis. «Marie-Claire, t’es pas en dépression», me répète ma psy. J’écoute à droite, j’écoute à gauche, en croyant qu’on va me dire exactement ce que j’ai. Parce que je suis dans le brouillard. Je n’arrive plus à bien comprendre comment je me sens. Je suis décallée de mon corps, de mon cerveau. Je perds confiance en mes moyens. Je me sens capable de rien.

Puis ça passe. Ça finit toujours par passer. Et un moment donné, ça recommence. Mais plus fort. Certains prennent le temps de me parler. «Je suis inquiet, fais pas de conneries.» Les plus courageux me demandent «As-tu un plan pour mettre fin à ta vie?» Je leur réponds que non.

Voyons! Franchement! Non! Non, j’ai pas envie de mourir. J’ai juste envie d’arrêter d’exister. Pour un petit moment. Juste me mettre à pause, pis dormir pendant un mois. Le temps de récupérer. Le temps d’être capable de redevenir moi-même.

Parce qu’en ce moment, tout ce qui sort de ma bouche, ce sont ces mots qui me font peur : «Si c’est pour être ça, ma vie, ça sert à rien d’exister.» Illogique, je le sais : j’ai la plus belle vie du monde. Mais je le crois pas. Pis je pleure. Ça, je suis encore capable.

Comprendre ce qui se passe

Par chance, deux jours plus tard, j’avais rendez-vous avec ma psychologue. Mon état et des tests confirment ce qu’elle pensait depuis quelques mois : j’ai un trouble dysphorique prémenstruel (TDPM).

Le TDPM, c’est l’équivalent d’un syndrôme prémenstruel sur les stéroïdes (j’en ai déjà glissé un mot ici, sans savoir que je l’avais à l’époque). Le débalancement hormonal est monstrueusement plus grand que celui lié au SPM, ce qui cause une baisse de sérotonine au cerveau. Résultat : je tombe en dépression majeure une semaine par mois. Alors que le SPM touche environ 70% des femmes, le TDPM en touche seulement 5%.

Et alors, elle m’explique : «C’est biologique.» C’est un trouble hormonal qui vient jouer dans le cerveau. (C’est d’ailleurs maintenant dans le DSM-5. Nouvellement vu comme une maladie mentale, chose qui ne plaît pas à tous.) Littéralement, c’est comme un diabète, mais au lieu de gérer le taux de sucre, je dois gérer mon taux de sérotonine au cerveau. «Donc, c’est pas ma faute? C’est pas parce que je suis faible?» «Au contraire! Ça prend de la force pour passer à travers ça tous les mois!» «Oh. Vu de même… c’est vrai!»

Je me rassure tranquillement sur ma nouvelle condition, en réalisant que je l’ai probablement depuis toujours. Je mettais souvent ces sautes d’humeurs ou ce mal-être sur le fait que je suis une fille passionnée, émotive, über-sensible et nostalgique. Finalement,  mon superpouvoir émotionnel n’a rien à voir avec Jojo Médium, mais tout avec mes hormones!

Avoir, vivre avec, souffrir de

En théorie, selon les lectures faites, avoir un TDPM c’est vivre avec les symptômes suivants : «une humeur dépressive, une anxiété et une labilité émotionnelle marquées, ainsi qu’une diminution de l’intérêt pour les activités de la vie quotidienne». (Cet article est le mieux documenté selon moi.)

En pratique, vivre avec un TDPM c’est graduellement, pendant 10 jours, se déprécier, se dévaloriser et s’isoler. J’en viens à penser que je ne vaux rien. Je n’ai pas d’appétit, je fais de l’insomnie, j’ai les émotions dans le tapis (shag, orange) et je perds de l’intérêt pour pas mal tout ce que j’aime et qui me rend vivante. (Le sport, l’écriture, mon entourage.) Graduellement, pendant 10 jours, je stresse au bureau, à penser que mon travail n’est jamais assez bon. Graduellement, pendant 10 jours, je m’éloigne de mes amis, je choke les soirées et les événements importants, je pense que personne ne m’aime et j’en viens jusqu’à couper les liens avec ceux qui sont importants pour moi.

Concrètement, souffrir d’un TDPM c’est devenir autre 10 jours par mois. C’est se battre avec soi-même sans arriver à comprendre c’est quoi le problème. T’es juste pu capable de voir toute le beau dans ta vie. Toute le beau dans tes yeux. Même si tu le sais, deep down, que t’es une bonne personne, que t’es bien entourée, que tu fais des choses extraordinaires.

Y’a un brouillard devant tes yeux, pis dans ta tête pis dans ton corps qui s’installe. Il disparaît lentement, mais il reste assez longtemps pour laisser une petite cicatrice chaque fois. Tous les mois. Douze fois par an. Depuis le jour où ton corps a décidé que t’étais prête à devenir une femme.

Puis le beau revient et tu remontes la pente. Tu redeviens toi-même, confiante, dynamique, fonceuse. Le problème, c’est que les pensées sont malignes. Alors elles réussissent à se camoufler dans le beau qui devient de moins en moins beau. Ça fait que tu remontes moins haut de fois en fois. Pis tu descends plus bas de fois en fois. Jusqu’à te détester assez pour que tu ne comprennes plus à quoi tu sers. Difficile de rester soi-même et, surtout, d’être à l’aise avec soi-même, quand on se perd 12 fois par année.

Traiter la chose

Selon la gravité du trouble, il existe une tonne de moyens pour contrer les effets:

  • une alimentation soignée (moins d’alcool, moins de sucre, moins de caféine)
  • l’activité physique
  • les oméga-3, le millepertuis
  • les hormones
  • les antidépresseurs (Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine)
  • une thérapie cognitivo-comportementale

Ce qui est beau, c’est que ça marche pour vrai. Mon médecin m’a mise en arrêt de travail pour que je puisse me reposer. Cinq semaines au total. J’ai continué ma thérapie cognitivo-comportementale débutée il y a quelques mois. J’ai commencé à prendre de la médication, j’ai coupé l’alcool et j’ai diminué considérablement la caféine (mais j’ai des rages de sucre). Je mange normalement (3 repas par jours, avec des légumes pis toute!). J’ai recommencé tranquillement à faire du sport. Pis je dors. Beaucoup. Bref, je fais tout ce qui est possible pour m’aider.Et je fais attention, je m’écoute et m’assure de ne pas retomber. C’est un travail quotidien.

Depuis, je suis heureuse, calme et tranquille. Les symptômes du TDPM sont partis. Je suis moi-même en continu! J’ai découvert une petite paix intérieure que je n’avais jamais pris le temps d’explorer. J’ai l’impression d’avoir repris possession de mon corps et de ma tête. Surtout, l’urgence de vivre et la peur de passer à côté de  ma vie sont disparues. Je suis en mesure de m’aimer comme il se doit. Ce qui me fait le plus plaisir, c’est de voir que je me sens une vraie adulte responsable. Aujourd’hui, je peux le dire :

Je suis devenue adulte le jour où j’ai arrêté d’avoir peur de la vie.

Et toi, ton SPM?
Encore aujourd’hui, certaines personnes croient que le SPM chez les femmes n’est qu’une excuse bidon pour s’éviter quelques problèmes, ou encore passer sa frustration. Croyez-moi, si j’avais le choix, je mettrais bien de côté ce mal, cette incompréhension envers moi-même et cette envie de cesser d’exister. La première fois que j’en ai parlé publiquement sur Facebook, quelques amies m’ont écrit pour me dire qu’elles croyaient vivre la même chose. D’autres m’ont parlé de leur propre expérience de dépression. Je ne me sens pas gênée d’en parler. Tout comme je sais aussi que ce que je suis ne s’arrête pas uniquement à ce handicap. Et j’aimerais que tu saches que c’est la même chose pour toi. Sérieusement.
Si tu crois avoir ces symptômes, parles-en à ton médecin. Aussi, on conseille de faire un calendrier de l’humeur pour au moins 2 cycles menstruels. Ça te permettra de faire le meilleur diagnostic possible, pour ensuite trouver le bon remède.
Lien utiles
Le trouble dysphorique prémenstruel : diagnostic et stratégie thérapeutique, Rev Med Suisse 2006
Le SPM extrême, une maladie mentale?, Valérie Simard, La Presse, 2013
Traiter le TDPM, Valérie Simard, La Presse, 2013
Le TDPM, un SPM à la puissance 10Amélie Cournoyer,coupdepouce.com, 2016
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16 réflexions sur “Vivre avec un trouble dysphorique prémenstruel ou la fois que j’ai appris que j’étais pas une criss de folle

  1. J’ai remarqué ça chez moi aussi, depuis quelques mois : je suis définitivement plus déprimée et anxieuse peu de temps avant que mes règles commence. Je ne les sens plus venir physiquement (j’ai pratiquement jamais crampes et de maux de tête, c’est déjà ça!), mais quand je commence à avoir quelques boutons et que je commence une nouvelle crise existentielle, PAF, 2 jours après, j’ai mes règles.

    Je ne pense pas que mon cas soit aussi intense que le tiens (dans le sens où je ne dis pas que je suis de la marde, je sais juste pas où est ma place… genre?), mais j’ai une petite idée de ce que ce doit être! Je vais aller lire l’article que tu suggères sur le sujet; c’est un phénomène chiant, mais intriguant.

    Et ta psy à raison : faut être très forte psychologiquement pour vivre ça pendant quelques jours à tous les mois! Contente de savoir que ça semble être plus gérable pour toi. 🙂

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  2. Bravo de le dire publiquement. Et bravo d’avoir consulté un médecin. C’est digne de la jeune adulte responsable que tu es 🙂 Je t’admire!

    Mon médecin me racontait l’autre jour que certaines femmes prennent du Prozac 5-6 jours par mois pour passer au travers leur SPM.

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  3. Mais du coup, le syndrome prémenstruel (différent du trouble dysphorique prémenstruel car les symptômes, dans le cas du syndrome prémenstruel, sont moins « importants ») toucherait presque toutes les femmes ? Et serait donc normal?

    Je crois que moi aussi j’ai ça, je ne me sens vraiment très bien et moi même que pendant mes règles, un peu après, et le restant du temps ça ne va pas trop (pas tout le temps, mais presque)
    J’ai remarqué ça il y a quelques mois, avant d’avoir mes règles, je me sens anxieuse, déprimé, j’ai l’impression de ne servir à rien, de n’avoir ma place nulle part, ect En bref, tous les symptômes (les douleurs physiques en moins) du syndrome prémenstruel. Là ce mois ci, c’était pire : je ne sors plus, je reste la plupart du temps couché ou à faire des activités où je ne ressens pas vraiment de réel intérêt pour. Et surtout, je suis sans énergie, je me sens tout le temps fatigué, je dors trop, je n’arrive pas à être calme, je suis impatient (de quoi?Je ne sais pas xD)

    Je pense que c’est réellement important de faire connaitre ces symptômes, qui sont en réalité vraiment peu connu, alors que cela touche beaucoup de femmes, et que cela peut amener à des conséquences désastreuses (perte d’estime de soi, dévalorisation, dépression à long terme…Je les ai tous connus durant mon adolescence, adolescence particulièrement pourrie d’ailleurs xD)Donc, c’est bien que vous en parliez =)

    Mon cas est un peu différent car j’ai pris des hormones à base de testostérone ces deux dernières années (pour faire un gros résumé, je suis transgenre,c’est – à- dire que je suis né femme, mais que je me sentais mieux en garçon). J’ai arrêté il y a un an, et je me rends bien compte à quel point les hormones influent sur notre humeur, notre activité, sur notre métabolisme, sur à peu près tout en fait (quand je prenais des hormones, je me sentais à l’aise, j’avais confiance en moi, j’étais rarement fatigué, tout allait bien, je (re)vivais quoi !) ce qui m’a amené à regarder les causes possibles, plus spécialement pour les femmes, et je me suis tout de suite reconnu là dedans. Mais du coup, des personnes pourraient ne pas savoir que c’est ça, et ne pas être pris en charge ou simplement se sentir faible et nulle dans ces moments là (et penser que c’est plus ou moins normal…) alors que déjà le simple fait de savoir ce qu’on a, peut amener à se sentir mieux. (dans mon cas, en tout cas)

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    • Bonjour Roman,

      Je suis particulièrement touchée par ton témoignage et te remercie pour ton commentaire.

      Pour répondre à ta question, je crois que le SPM touche toutes les femmes, dans ce sens où il est le résultat des changements hormonaux liés au cycle menstruel. Cependant, chaque corps est différent et ce ne sont pas toutes les femmes qui réagissent de la même façon. Certaines ne sentent pas les changements et les répercussions que ceux-ci apportent, d’autres le ressentent un peu, moyennement ou très fort. Il n’y a pas beaucoup d’études sur le SPM, car il est difficile de trouver les réponses aux questions liées à ce syndrome. Les changements hormonaux (baisse d’oestrogène et augmentation de la progestérone) ne sont pas les mêmes pour toutes.

      Il est donc important de prendre du temps pour s’examiner et de consulter des spécialistes de la santé afin de s’aider dans ce processus. Je suis bien heureuse de voir que la prise d’hormones t’as permis de te trouver au complet et de te sentir bien. J’espère que tu continueras à penser à toi et à toute la confiance que t’apporte le fait de vivre dans le corps qui te corresponds le plus!

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  4. Bonjour,
    Incroyable ton témoignage, c’est la première fois que je lis quelque chose qui décrit aussi bien mon propre état qui dure depuis mes 21 ans alors que j’en ai 37 et qu’on a jamais su dire précisemment ce que j’avais : sensibilité, dépression, etc. Puis-je te demander quelle médication tu as et à quelle posologie? En France ce syndrome n’est pas encore très bien pris au sérieux. S’il le faut, je suis même prête à aller en suisse ! ou au canada !! Et quel sport fais-tu? Tout m’intéresse. Merci chaleureusement par avance de ta réponse et encore bravo pour ce témoignage. De mon ôcté je n’en peux plus même si j’arrive encore à donner le change à mon travail notamment..

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    • Bonjour,

      Merci pour ton commentaire. Je suis bien heureuse de savoir que mon expérience puisse t’aider un peu.

      De mon côté, je prends 20 mg d’escitalopram (Cipralex). Je suis suivie par mon médecin de famille ainsi qu’une psychologue avec une thérapie cognitivo-comportementale. Mais il faut comprendre que chaque femme réagit différemment aux molécules des médications. Alors il est très important d’être suivie et d’avoir l’aide de professionnels.

      Pour le reste, il est important d’écouter son corps plus que sa tête. Je marche beaucoup, je fais du bateau-dragon, je danse. Les sports d’équipe me plaisent parce que je suis entourée d’amis. Il faut aussi faire attention à son alimentation. Moins de caféine, de sucre et de gras durant le SPM peut aider. Il faut du sommeil aussi. Bref, un équilibre de vie, du repos et de la douceur envers toi-même.

      Pour commencer, tu peux te faire un calendrier de l’humeur sur 2 mois. Indique chaque jours quelles sont tes émotions et ton sentiment et vois si c’est bien en lien avec ton cycle menstruel. Les symptômes s’estompent avec les règles habituellement.

      J’espère que tu pourras trouver une solution!

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    • Bonjour B,

      Effectivement, tu n’es pas folle! C’est une situation difficile à gérer, mais on peut en sortir. Faut simplement se rappeler que c’est un travail de tous les jours!

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    • Bonjour Eva,
      Je suis désolée de voir ton message si tard. J’espère que tu as pu aller chercher de l’aide depuis pour améliorer ta situation!

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  5. Merci pour cet article, partagé par une de nos connaissances communes !

    Tu décris très bien l’état dans lequel on se sent, et cette phrase pour moi est tellement vrai :
    « Voyons! Franchement! Non! Non, j’ai pas envie de mourir. J’ai juste envie d’arrêter d’exister. Pour un petit moment. Juste me mettre à pause, pis dormir pendant un mois. Le temps de récupérer. Le temps d’être capable de redevenir moi-même. »

    Malgré tout, les pensées sont là. C’est passer à côté d’une voie ferré et s’imaginer en mille morceaux, c’est passer au-dessus d’une autoroute et de se voir s’écraser en bas, c’est penser à un lac pour y plonger au fond, c’est s’enfouir sous la neige et ne plus en sortir.
    J’ai de la chance car je suis heureuse dans ma vie, j’ai une vie équilibrée et surtout plusieurs personnes qui m’entourent et surtout une petite fille merveilleuse de 2 ans 1/2 qui me donne beaucoup d’amour.
    J’ai de la chance car j’ai rencontré successivement des personnes merveilleuses qui m’ont aidée : acupuncteur, thérapeute de centre de crise et mon psychologue actuel. J’attends maintenant un rendez-vous en clinique spécialisée de ce trouble pour déterminer le traitement approprié.

    Tes conseils ont été ceux que j’ai reçus : pas d’alcool ni d’autre excitant pendant cette période, diminuer sucre et gras, faire du sport (courir, courir, courir, nager aussi ou faire du vélo), beaucoup dormir et… attendre que ça passe !

    J’ajouterais aussi que c’est important d’en parler autour de soi:
    – un pour mieux faire connaître ce problème
    – deux pour apprendre aussi à son entourage proche à dealer avec nous pendant cette période (avant de savoir que je souffrais de TDPM, mon chum se sentait impuissant et c’était difficile pour notre couple de vivre ces phases, maintenant il sait que j’ai juste besoin de beaucoup de câlins et de beaucoup d’amour pour m’aider ;-))
    – trois pour recevoir plein d’amour de notre entourage, ça aide tellement !

    Et à toutes les femmes qui pensent en souffrir, allez voir votre médecin et parlez en. Tenez un journal de bord sur plusieurs mois des symptômes physiques, émotionnels et mentaux. Cela va vous aider !

    Aimé par 1 personne

  6. Bonjour , on m’a diagnostiqué un trouble disphorique prémenstruel mais je suis un peu désemparé car je me sens déprimé 3 semaine sur 4 fatigue crise d’angoisse ! Jai acheter de l’huile d’onagre en gélule je suis à mon 14e Jours de cycle donc je vais bientôt le prendre et J’ai entendu parler du millepertuis mais considèré comme antidépresseur sa me fait un peu peur lol tu en prend ?!

    Merci

    Aimé par 1 personne

    • Bonjour Ophe,
      Il existe plusieurs façons de s’aider pour passer au travers d’un TDPM. Les produits naturels peuvent aider, quand ils sont jumelés à un style de vie sain et actif. Le millepertuis, les oméga-3 sont des produits que tu peux utiliser.

      Cependant, quelques fois ce n’est pas assez. Les antidépresseurs sont une belle et bonne solution efficace dans ce cas. Il est cependant déconseiller de prendre du millepertuis en même temps que les antidépresseurs.

      Personnellement, je suis sur les antidépresseurs et ça fonctionne comme un charme. La sérotonine passe bien au cerveau et la dépression est beaucoup moins présente durant mon SPM.

      Il est préférable de consulter un médecin et de valider avec un professionnel ce qui serait préférable de prendre dans ton cas. Je te souhaite le meilleur des rétablissements!

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