Lettre à l’homme de ma vie (qui se cache je sais pas où)

Depuis un peu plus d’un mois, je me pose beaucoup de questions sur l’amour et le couple. (Depuis que j’ai appris qu’une amie s’est enlevé la vie parce qu’elle se sentait seule. Et depuis la fin de ma dernière relation.) Je réfléchis et j’ai, étonnamment, de la difficulté à trouver les bons mots. Même Antidote n’arrive plus à me feeder. C’est pour dire! Je pense à l’amour. À sa définition, aux formes qu’il peut prendre et aux gens à qui on peut le donner (et à qui ça vaut la peine de le donner). Les derniers moments m’ont fait réaliser à quel point c’est vaste, le concept d’amour. Et je ressors des idées.

L’homme de ma vie, il sera beau et grand et fort. Il jouera de la guitare, fera au moins 6 pieds, aura de longs cheveux brun foncé chocolat un peu frisés, les yeux verts perçants qui voient au fond de ton âme et un sourire qui te ramollit les genoux. Il sera manuel, pourra construire notre maison, et me porter à bout de bras. Il sera British ou Australien; pas du pays, pas Québécois. Il parlera 4 langues, comme ça, on pourra voyager partout. On sera nomade, on se fera une vie à deux. Et quand on sera tanné, on s’installera dans un pays qu’on aura choisi. On érigera notre maison, on bâtira notre famille. On sera heureux, on rira, on s’aimera, on fera des soupers avec la famille et les amis. On fera encore l’amour à 54 ans. On aura une vie remplie. De bonheur, d’amour, d’amis, d’enfants. De ce qui fait en sorte que la vie est belle à vivre.

Ça, c’est ce que j’imaginais de ma vie quand j’étais ado. Ça, c’est l’idée que je me faisais de l’amour, de la vie d’adulte que j’aurais.Lire la suite »

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