Règle numéro 4 : ton superhéros intérieur, tu dois apprendre à dompter

Mon petit répit de la semaine dernière m’aura permis de me replacer les idées. (As-tu pris du temps pour toi aussi?) Depuis la mise en ligne du blogue, j’ai l’impression de vivre dans un rêve. Dans une bulle spatio-temporelle remplie de mercredi, de Skittles et de bébés chats que tu peux flatter à l’infini. Tsé, le genre d’overload de bonheur qui te donne juste envie de danser dans les rues pis de frencher n’importe quel inconnu que tu croises? Celui-là même! En tant que Jeune adulte responsable et surtout, professionnelle en devenir, j’apprends beaucoup en ce moment. Je regarde autour de moi, je fais des rencontres formidables, limite, magiques. J’ai l’impression qu’un  yellow brick road se place tout seul devant moi. Tout ça par un peu de hasard oui, mais aussi par beaucoup de travail et d’encouragements.

Quand on devient une Jeune adulte responsable, inévitablement, on pense qu’on devient un demi-dieu. Ou pire encore, la belle-mère de Dieu. On sait des choses, on connait tout de chez tout, on a raison, les autres ont tort! Surtout quand on sort des bancs d’école. Hein? Te souviens-tu à quel point tu pensais que t’étais hot, avec ton diplôme universitaire? Ben c’est ça. Un moment donné tu réalises que non. Que des croûtes, faut encore que t’en manges.

Et je réalise tout ça, parce que, de plus en plus, je m’ouvre et j’articule tout haut ce que je souhaiterais faire et avoir. Mais surtout, parce j’ose maintenant demander et j’apprends à accepter l’aide des gens.

Quand on se donne la peine de travailler pour ce que l’on veut vraiment, tout se place naturellement. Et plus souvent qu’autrement, les gens autour de nous jouent un rôle important. Il faut savoir accueillir le bon que la vie met sur ton chemin. (Ajoutez ici une photo de paysage avec un ciel bleu super deep and powerful.)

Les superhéros à cape, c’est juste dans les films

Je suis le genre de personne qui est toujours prête à donner un coup de main. Parce que je crois au potentiel du projet d’un ami, que j’ai envie d’aider quelqu’un que j’aime à s’améliorer et aussi parce que j’ai l’impression de servir à quelque chose. C’est gratifiant et ça fait du bien à l’âme. À l’université, au gala de fin d’année, j’ai déjà remporté les prix de Miss implication et de Meilleure actrice de soutien. J’étais partout, pour tout le monde. Et je crois que j’avais peur de mettre mes projets de l’avant. Il était hors de question que je demande l’aide de quelqu’un. Je suis Wonder Woman, je suis censée être capable de tout faire. Encore jusqu’à très récemment, demander un coup de main signifiait démontrer un signe de faiblesse. C’était affirmer à quelqu’un que je n’arrivais pas à faire aussi bien que lui ou elle.

Sauf qu’à un certain moment, à force d’essayer de tout faire, tu deviens saturée. Tu peux pas porter l’Univers sur tes épaules (c’est pas pire lourd, cette affaire-là). Tu n’es pas un superhéros à cape. Mais tu es un superhéros du mercredi, par exemple. Celui qui a des qualités, celui qui a aussi des défauts. Celui qui est humain. Parce que c’est ça, en fait. C’est simple et banal comme ça : on est humain Pis on vit autour d’autres humains. Qui ont besoin de nous autant qu’on a besoin d’eux. On appelle ça la collaboration. L’esprit de partage, de famille, pis toutes les autres affaires belles qu’on peut faire quand on est un être humain. (Je sais que ça aurait été cool de voler d’un building à un autre avec des toiles d’araignées, mais bon, on repassera.)

Ton maudit orgueil mal placé, mets-le de côté

Perso, j’ai l’autodérision facile (et/ou un amour propre assez de base). Mais je préfère dire que je suis un clown et que mes anecdotes de vie quotidienne divertissent. Si j’ai fait rire quelqu’un aujourd’hui, ma mission est réussie! Mais j’ai l’orgueil fichtrement mal placé en sport. Si j’essaie quelque chose pis que c’est un désastre, tu peux tout de suite m’oublier. Ou du moins, m’attendre pour quelques semaines, histoire que je pratique toute seule dans mon coin avant. Je n’aime pas avoir l’impression de retarder les gens. Et c’est pour ça que je n’osais pas demander. Par peur de déranger. Un moment donné, j’me suis réveillée, puis j’ai compris que si quelqu’un m’offrait son aide, c’était par envie. Comme ce l’est pour moi quand je le fais. Tsé, pas plus fou qu’un autre!

À mon premier cours de bateau dragon, le coach m’a regardé et m’a lancé : « Toi, on dirait que t’as ramé toute ta vie! » Bingo! Merci, bonsoir! Je savais que j’allais aimer ce sport. Mais je savais pas que j’allais l’aimer autant. Depuis j’apprends, je veux apprendre et je veux m’améliorer. Je cherche les conseils pour y arriver. La pensée magique, elle est aussi efficace qu’une tranche de baloney. Au cross fit, par exemple, c’est autre chose. Tu laisses ton orgueil (et tout le reste) à la porte avant d’entrer. Mais c’est correct, parce que les autres aussi. Pis on s’encourage! Je suis pas la meilleure, mais je suis meilleure que je l’étais la première fois (hein, l’histoire de se comparer avec hier, tu t’en rappelles?) J’ai été capable de relativiser, de dire «Ok, j’ai l’air folle en ce moment, mais j’vais m’arranger pour que ça soit temporaire». Pis ça a marché.

L’esprit d’équipe, c’est ça, la différence. On s’entraîne ensemble, dans un but commun. On s’entraide. C’est accepter que tu ne peux pas tout faire tout parfaitement du premier coup. C’est réaliser que si tu t’entoures des bonnes personnes, tout est possible. C’est la même chose au bureau, pour tes projets perso, tes plans et tes rêves.

Depuis plusieurs semaines, c’est ce que je constate. Je cogne à la porte, je me permets d’avancer le pied tranquillement et on me tire littéralement à l’intérieur. Tout se place, les idées fusent, les projets se créent. Les gens ont envie de m’aider, de participer. J’ai pas encore compris il sort d’où, tout ce love, mais j’embarque dedans pis j’le prends à grosses bouchées.

Accepter de l’aide, c’est réaliser que quelqu’un croit en toi et a envie de participer à ton bonheur. Demander de l’aide, ce n’est pas un signe de faiblesse. C’est un signe que tu as compris que c’est toujours plus fort en groupe. (Insérez ici une analogie impliquant Gordon Bombay et le Grand V, sur air de We are the Champions.)

Ah! Si tu te posais la question, oui, c’est bien moi, sur la photo. En version peluche superhéroïne de 2012.

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