Le bonheur ne s’achète pas dans une boîte de Cracker Jack

Mes vacances sont terminées, je suis de retour au boulot depuis lundi. Un nouveau projet à attaquer, démarrer, dé-flouer. Par chance, j’ai pu recharger mes batteries. Aujourd’hui, j’avais envie de faire un petit retour sur mes vacances. Pas pour t’écœurer avec des selfies de pieds sur la plage (j’en ai pas), mais pour te partager mes réflexions. « T’as fait quoi, pour tes vacances? » « Rien. » Je suis d’un naturel à m’occuper un peu trop et à partir à l’autre bout du monde si j’en ai la chance. Cette année, ce dont j’avais besoin, c’était de relaxer. Respirer. Prendre le temps. Sourire. Lire. Écrire. Pis, surtout, passer du temps de qualité avec des gens formidables. Je vous ai partagé sur Facebook, durant cette petite pause, le top 1000 des choses à faire en vacances. Dans le fond, c’était juste des petits instants de bonheur qui ont fait en sorte l’ordinaire devenait une aventure.

Quand on devient une Jeune adulte responsable, quelques fois on oublie qu’on a le droit d’avoir des émotions. On se laisse porter par le flow, on ne s’accorde plus la chance de vivre ; on fait juste exister. On défile la To do un crochet à la fois. Pis on avance un peu comme des zombies. Dans les dernières années, une question, une idée, m’est revenue sans cesse : c’est quoi le sens de la vie? De ma vie? (J’ai demandé à Siri, mais elle était occupée.) La semaine dernière, je me suis rabattue sur mon cheminement des dernières années, puis ça m’a amené à un petit mot qu’on tient trop souvent pour acquis : le bonheur.

Entoure-toi de bonheur. Entoure-toi de gens qui font une différence dans ta vie. Découvre, essaie, fais des erreurs. Mais ne reste pas dans le négatif. On dit que l’on attire ce que l’on dégage. Si tu rumines, tu attires d’autres ruminants. Si broies du noir, tu attires d’autres broyeurs. Et, surtout, tu amènes avec toi ceux qui ont un peu de lumière à te donner.

J’ai eu des phases, où je me posais trop de questions et où je cherchais les réponses aux mauvais endroits. Pis un moment donné, j’ai réalisé que ça allait. Parce que j’ai pris le temps de me placer et de calmer mes insécurités, de me faire confiance, puis, surtout, de me respecter dans mon tempo.

Le jour où il s’est passé quelque chose

Y’a deux mois, un mercredi, j’ai eu une date. Tsé, le genre de date où la conversation coule trop facilement, d’un côté comme de l’autre, diverge sur mille et un sujets, puis revient à l’idée principale 43 minutes plus tard. J’étais en train de raconter je ne sais trop quoi, sûrement en lien avec le bateau dragon, les bras dans les airs pis les yeux remplis d’étoiles. À un certain moment, ma date m’a regardé, m’a souri et m’a lancé un truc du genre : « T’as l’air d’une fille facile à vivre ». J’ai un peu ri, pas trop certaine, puis j’ai répondu que oui, mais que j’avais quand même mes moments, comme n’importe qui! Il a renchéri avec un « Non, mais tu dégages tellement de positivisme! »

Doux Jésus! Le gars venait de me jeter à terre. BAM! De même. Juste ça. Juste cette petite phrase, sortie de la bouche d’un homme que je connaissais depuis 4 jours à peine, a eu une répercussion pas possible. Je l’ai regardé un moment, je me suis redressée, j’ai souri à mon tour. J’ai réfléchi un moment puis je lui ai dit, le plus simplement du monde, comme si c’était trop niaiseux que ça soit justement si simple : « Ben… je suis heureuse. »

À 28 ans et 5 jours, je venais d’affirmer que j’étais heureuse. Que j’avais tout, dans ma vie, pour être heureuse. Que je n’avais pas besoin de plus. (On s’entend, je le savais avant, que j’étais heureuse, mais on dirait qu’à ce moment-là, je venais d’enligner un tas d’idées qui m’amenaient à cette seule solution possible.) Avec ça, juste ça, il ne le sait pas (et sûrement qu’il ne se souvient même pas de ce moment), mais il a allumé quelque chose. Quelque chose qui m’a permis de faire le petit pas de plus que j’avais dont peur de faire. Puis 3 semaines plus tard, je lançais enfin mon blogue. Rencontrer des gens qui ont les mêmes envies que toi, celles de changer le monde, de réaligner les façons de penser et qui dégagent ça, eux aussi, du positif, ça t’amène à te surpasser.

Les petits bonheurs sont les meilleurs

J’ai entendu, une fois, que ça prend 3 éléments positifs, pour contrer les effets d’un seul élément négatif. Y’a des jours où je manque mon bus (1), j’arrive en retard et stressée au bureau (2) puis j’échappe la moitié de mon épicerie par terre en revenant à la maison (3). Calcule ça, j’ai besoin de 9 bonheurs pour revenir au neutre. Sinon je bougonne. Avec le temps, j’ai mis des mécanismes en place. Pour éviter de mal commencer ma journée, j’me fous un sourire dans la face. Même si ça me tente zéro. Après quelques minutes, le sourire est naturel, pis mon cerveau est heureux.

Un instant de bonheur, c’est pas obligé d’être gros. Rappelle-toi quand t’étais jeune à l’école. Y’avait pas plus belle récompense que d’avoir un autocollant sur ta dictée. Pour te dire bravo. C’est pas parce qu’on est un adulte responsable qu’il faut arrêter. Ça peut être aussi simple qu’un petit mot gentil sur un post-it, danser dans l’allée du pain sans gluten à l’épicerie, faire un câlin à quelqu’un que tu aimes, envoyer des jokes de pets par textos, manger des Skittles au bureau.

Mais attention! J’te dis pas de sourire tout le temps pis de sauter partout dans la rue comme le monsieur dans la pub de Viagra. Non. On a aussi besoin de nos moments pour pleurer et être triste. Y’a des journées où on dirait que l’Univers s’est mis dans la tête de te faire chier, pis qu’il lâche pas son boutte. Ça arrive aussi. Faut juste se rappeler que c’est pas la fin du monde. Que ça va aller. Ça finit toujours par aller. Pis que, anyways, y’a un mercredi qui approche.

Ton bonheur, tu le crées toi-même. Pour y arriver, tu dois juste t’assurer d’avoir les bons ingrédients. Pis ça passe souvent par ton entourage.

J’ai fait le plein de bonheur durant mes vacances. Elles ont débuté avec une compétition de bateau-dragon (je sais, je gosse avec ça). Et elles se sont terminées de la même façon. Avec, en prime, des médailles d’or, pour chacune de mes équipes (tsé, un p’tit v’lours, là). On était fous raides. On s’amusait avec un rien, on a célébré avec des bulles et un sac de Cheetos bio sans gluten dans les Ontario, puis de la bière de micro et un sac de vrais Cheetos qui jaunissent les doigts, à Shawi. On se sautait dans les bras, on est partis à l’aventure, on s’est tapé les plus beaux fous rires!

Ce que je retire de tout ça, c’est pas de gagner des médailles. C’est de regarder du coin de l’œil tous ces gens, pis sourire, en me disant qu’ils m’ont amené, chacun à leur façon, à devenir une meilleure personne. À être en paix, pis à trouver du bonheur dans le pas grand-chose. À prendre ma vie en main, pis à savoir que, si jamais y’a de quoi, ils sont proches… avec un sac de Cheetos, une joke de pet et des petits cœurs en texto. Pis du love. Ben du love.

Finalement, je pense que j’ai menti un peu. Si j’ai été capable de trouver du bonheur en ouvrant un sac de Cheetos, probablement qu’on peut le trouver aussi dans une boîte de Cracker Jacks. Suffit de se bourrer la face avec les bonnes personnes. 😉

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