Passer son temps à chercher du temps

Aujourd’hui, c’est la publication du 10e billet. Hiiii que le temps passe vite! Me semble qu’il y a quelques semaines à peine, j’avançais fébrilement mon index droit sur la touche Enter de mon clavier d’ordi, les yeux cachés par l’autre main, de peur que ça explose au moment où j’allais publier le premier texte.

Bientôt 2 mois. Deux mois où la majorité de ce que je fais, vis, expérimente, découvre et dis, devient du matériel pour le GPS. Combien de fois me suis-je entendue demander à des amis « J’ai tu le droit de prendre une photo pour mettre ça dans le GPS? » ou bien encore « J’peux-tu te citer? J’ai une idée qui vient de me popper pour le GPS! » L’inspiration me rôde autour comme un ninja et je dois rester aux aguets! J’ai l’impression que beaucoup de choses se sont passées depuis ces 2 mois. J’ai grandi, j’ai travaillé, j’ai pagayé (tu devrais voir mes gros pipes, man!) j’ai fait des rencontres, j’ai découvert, je me suis ouverte, j’ai osé, je suis allée de l’avant, je me suis même fait des nouveaux amis! En fait, je me suis réveillée. Parce que j’ai atteint mon équilibre à moi.

Quand on se laisse la chance de faire vraiment ce que l’on veut et ce pour quoi on est fait; quand on est bien entourée, bien on dirait que tout est possible.

Lire la suite »

Publicités

Le b.a.-ba de la bienséance : comment faire le bon effet dans un mariage

Quand on devient une Jeune adulte responsable, certaines étapes de vie s’enchaînent rapidement. Fin des études, maison, mariage, bébé. Dans l’ordre ou dans le désordre, comme tu le feels. Depuis quelques années, c’est ce qui se passe dans mon entourage. L’été dernier, on assistait au mariage d’une amie de la gang de l’université. Le premier d’une très probable longue série. (Pas pour elle, mais pour le groupe… Je pense même partir un pool bientôt pour deviner qui sera la next.) Les derniers mariages auxquels j’ai assisté étaient ceux de mes oncles. J’avais genre 9 ans, j’y avais récité un texte et j’y ai eu un rôle de semi-bouquetière, où je m’amusais à essayer de mettre le pied exactement à l’endroit où ma tante avait posé le sien l’instant d’avant, durant sa walk down the aisle. (Tsé, la dummée sur la vidéo qui marche un peu comme un robot, c’est moi!) Bref, cette belle journée de juillet 2014, c’était la célébration de quelque chose de beau pour mon amie, et pour nous, c’était une occasion pour se retrouver, toutes habillées en ladies.

Un mariage, pour moi, c’est avant tout une journée où l’on rassemble tous les gens qu’on aime, tous ceux qui sont importants dans notre vie. C’est une journée pour célébrer l’amour. Mon amie avait demandé à son frère d’être célébrant. Son speech était à la limite du fantastique, la même qui te fait ovuler tellement c’est beau pis plein de ressentis. Il racontait que l’amour, c’est quelque chose de plus grand que soi, dans lequel on s’abandonne avec confiance vers l’autre. Ça m’avait frappé, parce que je venais tout juste de terminer Born Weird, mon deuxième roman de Andrew Kaufman (ben oui, encore lui!). Dans le livre on pouvait lire un principe assez semblable :

“No one gets found in love. Everyone gets lost in it. Because love is overwhelming. Its beyond your control. You have to relinquish control to be in love. And that’s a good thing. There’s a beauty to being lost in something bigger than you.”

Lire la suite »

Les belles choses se passent le mercredi

Hier, j’ai eu une journée pas mal bouetteuse. Tsé, comme celle dont je te parlais la semaine dernière. Celle où l’Univers se donne pour mission de te picosser jusqu’au sang avec des petites niaiseries qui, mises bout à bout, réussissent quand même à te donner envie de brailler en boule. J’me suis dit : vivement mercredi. Pis j’me suis aussi dit, caliiiiine, faut que je fasse mon billet de blogue et que, peut-être, en écrivant sur mercredi, je recommencerais à voir que la vie est belle et que j’ai pas vraiment le droit de chialer sur des petits problèmes sans importance. (J’vais mettre la faute sur mes hormones.)

Quand on devient une Jeune adulte responsable, la vie va vite. Et le danger, c’est de tomber dans cette routine qui t’amène à tourner, chaque semaine, la même histoire. Dimanche matin, l’épicerie; dimanche soir, les lunchs; lundi, le retour au bureau; mardi, l’entraînement, puis mercredi… euh. Ben rien. Souvent on déteste le mercredi, parce qu’il est la journée poche qui rend la semaine longue.Lire la suite »

Le bonheur ne s’achète pas dans une boîte de Cracker Jack

Mes vacances sont terminées, je suis de retour au boulot depuis lundi. Un nouveau projet à attaquer, démarrer, dé-flouer. Par chance, j’ai pu recharger mes batteries. Aujourd’hui, j’avais envie de faire un petit retour sur mes vacances. Pas pour t’écœurer avec des selfies de pieds sur la plage (j’en ai pas), mais pour te partager mes réflexions. « T’as fait quoi, pour tes vacances? » « Rien. » Je suis d’un naturel à m’occuper un peu trop et à partir à l’autre bout du monde si j’en ai la chance. Cette année, ce dont j’avais besoin, c’était de relaxer. Respirer. Prendre le temps. Sourire. Lire. Écrire. Pis, surtout, passer du temps de qualité avec des gens formidables. Je vous ai partagé sur Facebook, durant cette petite pause, le top 1000 des choses à faire en vacances. Dans le fond, c’était juste des petits instants de bonheur qui ont fait en sorte l’ordinaire devenait une aventure.

Quand on devient une Jeune adulte responsable, quelques fois on oublie qu’on a le droit d’avoir des émotions. On se laisse porter par le flow, on ne s’accorde plus la chance de vivre ; on fait juste exister. On défile la To do un crochet à la fois. Pis on avance un peu comme des zombies. Dans les dernières années, une question, une idée, m’est revenue sans cesse : c’est quoi le sens de la vie? De ma vie? (J’ai demandé à Siri, mais elle était occupée.) La semaine dernière, je me suis rabattue sur mon cheminement des dernières années, puis ça m’a amené à un petit mot qu’on tient trop souvent pour acquis : le bonheur.Lire la suite »

Survivre à Juillet ou comment savoir mettre les breaks

On est le 1er juillet. Y mouille. Je suis en vacances. Le seul cadran qui gère mon horaire, en est un interne. Je lui ai pratiquement tout délégué; je n’ai pas envie de prendre de décision. C’est lui qui détermine si j’ai faim, ou pas; si j’ai envie de pipi, ou pas et si je m’endors, ou pas. Je prends un break de la vie. Mais reste que, c’est mercredi pis j’ai devoir de te raconter quelque chose. J’ai mille idées en tête qui se bousculent… pis je me demande laquelle est plus pressante, laquelle ne peut pas attendre, laquelle pourrait être reportée, laquelle m’inspire vraiment. J’en suis à mon millième allongé, au Quartier général (ça, si tu ne me connais pas encore, ça se traduit par l’adorable café le Renard et la chouette, où j’abuse d’aller), puis je tombe dans la lune en regardant les passants qui se font mouiller sur St-Vallier. C’est comme un semblant de syndrôme de page blanche à l’envers. Par quoi je commence? Qu’est-ce qu’on raconte, aujourd’hui? J’ai des envies d’écriture de femme enceinte. Un peu comme une envie de cornichon trempé dans la glace à la fraise, mais sur un clavier d’ordinateur. Bref, je pense que j’ai bien réussi ma mission de me la couler douce, parce que mon cerveau est rendu mou. Je cherchais ce qui serait pertinent à te raconter en ce début de juillet, festival de « la vacance». Une ode au mois de juillet! Je pique un peu l’idée à mon amie Val qui, sur son blogue, avait commencé à publier des textes à thématique mensuelle (pas de t). Elle nous avait même invité à participé. J’en avais fait un sur avril et un sur novembre. (Je les plogue, parce qu’en les relisant, je trouve qu’ils ont un certain lien avec le GPS et les gros questionnements de vie.) 

Cette semaine j’ai pris le temps de respirer l’air, de regarder les fleurs, de lire un livre, de passer des journées à l’extérieur et de me promener pieds nus dans l’herbe. En discutant avec des amis, j’ai réalisé une chose importante des conséquences du devenir un adulte responsable :

L’art de ne rien faire est devenu un luxe.

Lire la suite »