Règle numéro 2 : ton équilibre, tu dois trouver

J’ai réfléchi beaucoup cette semaine. Sur ce que je voulais écrire et, parallèlement, sur ce que je suis en train de vivre présentement (le blogue, les aspirations et tchétérat). Je tenais à une certaine chronologie dans ce que j’allais te raconter (je suis la reine des listes, pis j’ai un sale toc d’organisation). À force de penser et de restructurer, je me suis rendu compte que ce n’était pas nécessaire. Que suivre son instinct reste la meilleure option. (C’est une question de feeeeliiiing!)

Ainsi donc, je ne passerai pas l’entièreté de ce blogue à te donner des règles. D’un, parce que ce ne sont pas vraiment des règles. De deux parce qu’un moment donné on va se tanner, autant toi que moi. De trois, j’suis pas ta mère, t’es le maître de ta destinée, je fais juste te feeder en réflexions (que tu as probablement déjà). Reste que je revisite présentement un deuxième principe assez important pour s’assurer (essayer?) de ne pas perdre la tête en général et je me suis dit que ça serait bien de le survoler ensemble : savoir garder un équilibre.

Dans la vie, y’a plusieurs toi. Tu vis dans différentes sphères, tu coexistes avec différents types d’humains. Si tu veux être heureux partout, il faut savoir les conjuguer et les additionner. Tout est question d’équilibre : ta job, ta famille, tes amours, tes amitiés, tes loisirs… même ton pH!

Attention! J’ai dit équilibré, pas boring! Pas beige sans vie. L’équilibre, c’est justement ce qui te permet de rester toi-même. De garder ta couleur tout en étant capable de faire les choses plates d’adulte, sans que ces dernières ne prennent toute la place. Ça fait fichtrement beaucoup de choses et de monde à gérer et c’est normal que ça devienne overwhelmant.

Les sphères dans lesquelles tu évolues, tu les choisis. Et, conséquemment, tu les gères comme bon te semble. Perso, dans les 5 dernières années, j’ai vu que mes sphères commençaient à se soustraire. Fin des études, travail à l’étranger, retour, détour, changements par-dessus changements, nouvelle ville, nouvelles jobs, nouveaux amis, nouvelle vie (pis l’ancienne à garder aussi). Fallait recommencer, découvrir, essayer, trouver.

J’ai longtemps misé sur ma job. Pas de chum, pas d’enfant, pas d’hypothèque… À quoi je pourrais bien vaquer mon temps? À mon travail! Je planifiais devenir une carriériste finie, « tant qu’à n’avoir rien d’autre dans ma vie! » Un beau jour, j’ai réalisé que ça ne marcherait pas. J’adore mon travail, j’ai enfin trouvé ma profession, mais je sais qu’il me faut autre chose on the side. Je me définis aussi par mes autres activités : l’écriture, le bateau-dragon, les amis, les voyages, les projets DIY.

Oui, je rêve de vivre de ma plume et de mes projets, mais j’ai pas encore le guts, les ressources, ni les contacts pour que ça arrive (je commence à m’assumer). Je suis du genre à me garrocher partout, alors mon défi pour 2015, c’est de prendre le temps de prendre le temps. Pour faire des choix éclairés. Je suis une émotive qui rationalise (au cas où t’avais pas catché encore), alors des fois c’est plus tough. Et j’ai besoin d’une certaine sécurité financière (j’ai des factures et un prêt étudiant à payer, comme tout le monde). En ce moment, ma vie je la gère pour m’assurer d’être bien et d’éviter les crises d’angoisse.

Définir ses sphères, comment on fait ça?

Un équilibre, ça se travaille une sphère à la fois. Moi, c’est mon travail que j’adore, des collègues qui partagent et une boss ouverte qui me fait confiance. Je suis choyée et je me le répète chaque jour. Je travaille dans un milieu d’hommes, avec des gens très carrés. « Ah ouin? Me semble que ça fitte pas avec ta personnalité… » Et pourtant! Eux, ils ont le cerveau pour ingénieuriser des choses, moi j’ai le cerveau pour les vulgariser. On est complémentaires.

Mais, juste ça, c’est pas assez pour moi. J’ai besoin de bouger et j’ai besoin de créer. J’ai fait du sport, de la musique et des arts de la scène longtemps. De la gymnastique, du trampoline, de la natation, du soccer, du basket-ball, du plongeon, de la danse, du théâtre, du piano, du saxophone, du chant. (Je suis du genre touche à tout.) S’il me manque une de ces sphères, il me manque un morceau de moi-même.

Aujourd’hui, je suis capable de dire que j’ai tout ce dont j’ai besoin : une job créative, une implication dans mon Club de bateau-dragon, des projets d’écriture, des histoires à inventer. Ça me rend vivante. Entre ça, je vais prendre des longues marches avec mon meilleur ami (quand on a le temps de se voir) ou bien seule. Je prends des nouvelles des amis, même si les rencontres sont moins fréquentes et j’essaie de visiter mes parents. J’avais besoin de replacer mes sphères pour retrouver la Marie-Claire. Maintenant, je suis rendue à une autre étape : les bonifier. Faut y aller une chose à la fois.

Pis l’application, comment on fait ça?

Le plus dur, c’est de mettre l’idée en pratique. Prends une feuille, dessine tes sphères et liste (ben oui, t’es surpris hein?) le contenu de chacune d’elles. Choisis ce qui est important pour toi, en ce moment même. Compte tenu du pas-scientifique-pentoute de l’exercice, je n’ai pas déterminé s’il y avait un nombre minimal ou maximal de sphères possible. Je crois que tu dois simplement être à l’aise dans celles que tu as, sans que tu aies l’impression de mourir à petit feu. Plus tu en as, plus il y a de toi, plus tu t’étends et plus ça devient difficile à gérer. Elles peuvent aussi prendre différentes formes et grosseurs. TU décides. J’en vois 7 pour moi, mais comme une est inexistante, je redéfinis mon temps ailleurs (pis je m’en fais pas).

    • Le réconfort de la famille
    • Le plaisir à rire, manger, boire et discuter avec les amis
    • Le sport d’équipe avec des gens positifs
    • L’art et la création avec des gens passionnés
    • Le travail motivant avec une équipe de rêve
    • Le temps avec moi-même, parce que ça aussi c’est important
    • La proximité et le partage avec un lover (Error 404 : File not found)

Le danger (ou la beauté) avec l’équilibre, c’est que le principe est continuellement à revoir. La vie change. Constamment. Pis ça, tu n’y peux rien. (Faut lâcher prise sur le contrôle de l’Univers, ok?) Un jour, ton équilibre va être parfait. Sois assuré que ce jour-là, quelque chose ou quelqu’un va le débalancer : une peine d’amour, un déménagement, une mise à pied, une nouvelle job, des nouveaux amis, une rencontre fortuite qui fait battre ton cœur, un billet gagnant, un savon trop parfumé.

La vie ne s’arrête pas. Elle n’attend pas que tu sois prêt. Alors il te faut trouver des moyens de contrebalancer le déséquilibre de ton équilibre (mets-moi un sarrau blanc, pis on est partis pour la gloire). La vie est un über mini-wheat. Sois ouvert aux changements et aux surprises qu’elle t’apporte, c’est là que la magie opère le mieux!

Après, c’est une question de priorité. (Devine de quoi on jase la semaine prochaine…)

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